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Période · 1470 – 1920
52 résultats
Masorona Kamara
vers 1810de Sanankoro, puis Manyambaladougou
Mère de Samori Touré. Née probablement vers 1810 dans une lignée kamara de la région de Sanankoro, proche du Milo ; son père, Fabou Kamara, s'était marié plus au nord, à Manima dans le Goundo, au sein d'une puissante lignée du clan Konaté. Elle épouse Lâfiya Touré contre une forte dot, un peu avant 1830, et la tradition familiale — jugée « très solide » par Yves Person — assure qu'elle fut sa première épouse. Les fiches encyclopédiques la nomment Massona ou Sokhona Camara : même personne, orthographes divergentes.
Attesté« Samory Touré », Wikipédia FR.
Mocktar Touré (Tognin Brahima)
vers 1830à Odienné
Troisième fils de Vakaba, né de Tata (Matata) Doukouré. Connu aussi sous les noms de Tognin Mamy et Tognin Brahima. Son règne s'appuie sur le soutien de Bounou Mamery, chef du royaume de Karadougou. Il étend l'autorité d'Odienné jusqu'à Borotou (100 km au sud) et sur une partie du Konya (Sokourala, Fouala, Singo). Ses descendants directs forment le Moutardjidougou (ou Tatadougou). L'Annexe II situe son règne sur 27 ans (v. 1859-1886) ; l'article « Kabadougou Kingdom » de Wikipedia EN, indépendant, en donne une durée plus courte (jusqu'en 1875) — un écart de datation entre les deux sources qui n'a pas pu être tranché ici.
AttestéAnnexe II — Généalogie particulière de Samori et des Touré d'Odienné (dossier familial Vakabala, tradition orale consignée par écrit).
Magbé Madou Touré
vers 1830à Odienné, puis Tombouctou et Guinée
Quatrième roi du Kabadougou, fils de Vakaba. Fidèle à l'alliance conclue avec Samori Touré, il combat aux côtés de l'almamy jusqu'à la capture commune du 29 septembre 1898 à Guélémou par la colonne du capitaine Henri Gouraud. Son règne, daté de 1875 à 1893 par les archives coloniales, est marqué par la répression difficile d'une révolte des populations soumises (1878-1880), la guerre contre les Dyarassouba du Worodougou et l'appel à Samori en 1892 ; l'alliance avec l'almamy est scellée par le mariage de Soronasi, fille préférée de Samori, avec lui. Déporté sept ans à Tombouctou, il rentre à Odienné en 1905 ; l'administration coloniale refusant de lui restituer le trône, il choisit l'exil volontaire en Guinée selon la tradition familiale — tandis qu'O'Sullivan, d'après les rapports coloniaux, le dit mort paisiblement à Odienné en 1912 (contradiction signalée, non tranchée). Sa fille Magbé Touré épousera son cousin le prince Morykeraba.
Attesté"Kabadougou Kingdom", Wikipedia EN.
Samori
vers 1830à Manyambaladougou
Samori Touré (v. 1830 – 1900), fondateur du Wassoulou, chef d'un vaste empire militaire qui résiste à la conquête coloniale française jusqu'en 1898. Figure majeure de la résistance africaine. Né à Manyambaladougou d'un père dyula, Lanfia (Lafiya) Touré, et d'une mère du clan Camara, Sokhona (Massona) Camara ; la famille s'installe peu après sa naissance à Sanankoro. Frère de Kémé-Brèma, l'un de ses principaux généraux.
AttestéAnnexe II — Généalogie particulière de Samori et des Touré d'Odienné (dossier familial Vakabala, tradition orale consignée par écrit).
Kémé-Brèma
vers 1830à Manyambaladougou
Frère cadet de Samori Touré, à la réputation militaire presque aussi grande que celle de son aîné. Commandant de l'armée du Wassoulou (créée en 1882), forte d'environ 5 000 combattants sur un territoire de 22 000 km². Selon Wikipedia EN, mort de dysenterie lors du siège de Sikasso (1888) ; selon Wikipédia FR, son armée est détruite en 1891 sous la pression militaire française. Les deux versions s'accordent sur son rôle de général de premier plan aux côtés de Samori.
Attesté« Samory Touré », Wikipédia FR.
Soronasi Touré
vers 1870de Bissandougou à Odienné
Fille préférée de Samori Touré, donnée en mariage à Magbé Madou Touré, roi du Kabadougou : ce mariage scelle l'alliance entre le Wassoulou et Odienné, et fait de la principauté un État périphérique agissant dans l'orbite de l'empire samorien tout en conservant son ancienneté et son indépendance. Elle est le seul lien de sang documenté entre la lignée de Samori et celle de Vakaba — les deux grandes branches Touré s'unissent ainsi de nouveau, huit générations après Kéni-Brèma.
AttestéJohn M. O'Sullivan, « The French Conquest of Northwest Ivory Coast. The Attempt of the Rulers of Kabadugu to Control the Situation », Cahiers d'études africaines, vol. 23, n° 89-90, 1983, p. 121-138 — d'après les archives ANSOM / ANRCI et des traditions orales recueillies à Odienné en 1975.
Magandyou
vers 1470venu du Yémen à Tombouctou ou à Guindyo
Ancêtre fondateur de la lignée, arrivé du Yémen au XVe siècle. Selon la tradition, il s'installe entre Tombouctou et Guindyo, ouvrant la migration des Touré vers l'Afrique de l'Ouest.
CorroboréAnnexe II — Généalogie particulière de Samori et des Touré d'Odienné (dossier familial Vakabala, tradition orale consignée par écrit).
Sidiki
vers 1590fonde Sidikila
Fondateur du village de Sidikila, qui donnera son nom à toute une branche de la famille.
CorroboréAnnexe II — Généalogie particulière de Samori et des Touré d'Odienné (dossier familial Vakabala, tradition orale consignée par écrit).
Amadou
vers 1620à Sidikila
Patriarche à partir duquel se déploie l'éventail des grandes branches Touré : Sidikila, Binko, Kofilakoro puis Manyambaladougou.
CorroboréAnnexe II — Généalogie particulière de Samori et des Touré d'Odienné (dossier familial Vakabala, tradition orale consignée par écrit).
Vakaba
vers 1800fonde Odienné
Fondateur d'Odienné (nord de l'actuelle Côte d'Ivoire), figure fondatrice de la principauté du Kabadougou. Chef militaire et diplomate qui, vers 1848, structure le pouvoir Touré dans la région après une victoire sur le royaume voisin du Nafana. Épouse Tata (Matata) Doukouré. Meurt vers 1858 (selon Wikipedia EN, d'une piqûre d'insecte infectée) ; un premier successeur règne alors brièvement, entre 3 et 9 mois selon les sources orales, avant l'accession de son fils Mocktar.
CorroboréAnnexe II — Généalogie particulière de Samori et des Touré d'Odienné (dossier familial Vakabala, tradition orale consignée par écrit).
Reine Matata Doukouré
vers 1810à Odienné (famille Doukouré, Samatiguila)
Reine mère du Kabadougou. Issue de la famille Doukouré, choisie comme épouse par le roi Vakaba Touré après consultation des savants du royaume qui prédisaient qu'elle porterait en elle la venue d'un grand roi. Mère du 3ᵉ roi Mocktar Touré, sous le règne duquel le royaume atteignit son apogée. Durant le règne de son fils, elle fit établir sur une entrée du domaine royal de Massadougou un site de prière, à l'emplacement où se dresse aujourd'hui la mosquée de Kotouba. Le roi Vakaba avait personnellement logé la famille Doukouré au cœur du cercle de commandement du royaume, à proximité du site offert à la famille Savané.
CorroboréAnnexe II — Généalogie particulière de Samori et des Touré d'Odienné (dossier familial Vakabala, tradition orale consignée par écrit).
Malon Brahima
vers 1860à Odienné
Petit-fils de Vakaba par son père Mocktar Touré. Désigné chef d'Odienné après la destitution de son cousin Moriba par l'administration coloniale française, au tournant du XXe siècle. C'est lui qui, en 1905, en cohérence avec l'abolition coloniale de l'esclavage, prononce la déclaration intégrant les affranchis comme « parents à part entière » de Vakabala — décision fondatrice de la structure familiale élargie racontée sur la page Familles alliées.
CorroboréAnnexe II — Généalogie particulière de Samori et des Touré d'Odienné (dossier familial Vakabala, tradition orale consignée par écrit).
El Hadj Baramosso Gaoussou Touré
vers 1920à Odienné
Benjamin des enfants du prince Morykeraba et de la princesse Magbé Touré. Gardien de la mémoire familiale et auteur du mémoire « Histoire de la famille avec la royauté du Kabadougou », qui a permis d'enrichir cette plateforme d'informations précises sur les quatre rois d'Odienné, le domaine de Massadougou, l'alliance avec les Savané et la fin du titre de Djamanatigui.
TraditionHISTOIRE FAMILLE AVEC LA ROYAUTÉ DU KABADOUGOU — mémoire familial transmis par El Hadj Baramosso Gaoussou Touré (document inédit, 2026).
Ahmed Sékou Touré
vers 1920né à Faranah (Guinée)
Premier président de la République de Guinée (1958-1984), né à Faranah — le 9 janvier 1922 selon sa biographie officielle, la biographie d'André Lewin signalant une hésitation avec le 11 décembre 1919. Mort le 26 mars 1984 à Cleveland (États-Unis). Les sources encyclopédiques le présentent comme arrière-petit-fils de Samori Touré ; la chaîne précise passerait par sa mère Aminata Fadiga et sa grand-mère Bagbê Aramata Touré, fille de l'almamy. L'historien Ibrahima Baba Kaké a contesté cette filiation : le lien est donc présenté ici comme corroboré mais disputé.
Corroboré"Samori Ture", Wikipedia EN.
Samorigbè
vers 1770à Manyambaladougou
Grand-père de Samori Touré, dont l'almamy reçoit le nom selon la coutume du nom du grand-père. Yves Person précise qu'il tenait lui-même son nom de sa mère, Sa Kamara, venue du Konianko, et qu'il épousa une Kamara de bonne famille à Ienko, dans le Bambadougou — cette femme, une Dyanka, mettant au monde Lâfiya entre 1800 et 1810. C'est la génération où, de père en fils, l'enracinement dans le terroir et les mariages en lignées kamara animistes achèvent d'éloigner la famille du commerce et de l'islam.
AttestéAnnexe II — Généalogie particulière de Samori et des Touré d'Odienné (dossier familial Vakabala, tradition orale consignée par écrit).
Lafiya (Lanfia Touré)
vers 1800à Manyambaladougou
Père de Samori Touré : tisserand et marchand dyula, connu dans les sources publiées sous le nom de Lanfia (ou Kèmo Lanfia) Touré — variante phonétique de « Lafiya » conservée par l'Annexe II. Époux de Sokhona (Massona) Camara, du clan Camara.
AttestéAnnexe II — Généalogie particulière de Samori et des Touré d'Odienné (dossier familial Vakabala, tradition orale consignée par écrit).
Moriba Touré
vers 1860à Odienné
Souverain du Kabadougou de 1893 à 1899. Frère de Magbé Madou — donc fils de Vakaba —, filiation établie par le dépouillement d'archives de John O'Sullivan, qui corrige l'absence de parenté dans les listes encyclopédiques. Il prend le pouvoir quand Magbé Madou part vers l'est avec Samori, et mène pendant cinq ans un jeu à trois bandes : pro-Samori, pro-français et surtout pro-Moriba. Il s'oppose à l'installation d'un résident français, refuse d'accueillir le lieutenant Woeffel à la création du poste d'Odienné (19 décembre 1897) et exige l'aide française pour récupérer ses captifs enfuis. Destitué le 15 avril 1899 pour « nombreux actes d'extorsion », exilé à Bafoulabé puis à Bingerville, gracié par le gouverneur général de l'AOF en juin 1901, il rentre à Odienné en août 1901 et fait accuser son frère Lanténé. Arrêté de nouveau en avril-mai 1903 pour vente de personnes.
Attesté"Kabadougou Kingdom", Wikipedia EN.
Mody Swaré Touré
vers 1860à Odienné
Frère de Magbé Madou, fils de Vakaba. Élu chef du Kabadougou le 15 avril 1899 lors du scrutin organisé par le capitaine Conrard pour remplacer Moriba. Il arrive à Odienné le 1ᵉʳ septembre 1898 avec treize personnes fuyant la débâcle de Samori. Les rapports coloniaux le jugent sans autorité réelle — « il ne sait pas commander », écrit le capitaine Illain en novembre — et il meurt en mai 1900, remplacé par son frère cadet Lanténé Sidiki. Ce nom n'apparaît ni dans l'Annexe II ni dans le mémoire familial, qui ne retiennent que quatre rois : l'écart entre les deux généalogies est signalé et non tranché.
Attesté"Kabadougou Kingdom", Wikipedia EN.
Lanténé Sidiki Touré
vers 1865à Odienné, puis résidence forcée sur le Bandama
Seizième fils de Vakaba Touré, âgé d'environ trente-cinq ans à son accession — d'où une naissance située vers 1865. Frère cadet de Mody Swaré, auquel il succède à sa mort en mai 1900. Arrêté en juin 1902 et envoyé en résidence forcée au poste français du Bandama, sur la base de ce que le lieutenant-gouverneur de Côte d'Ivoire qualifie lui-même, dans une lettre du 24 mai 1903, d'accusations mensongères de Moriba Touré rentré d'exil.
Attesté"Kabadougou Kingdom", Wikipedia EN.
Ibrahima Touré II
vers 1890à Odienné
Chef d'Odienné de 1903 à 1934 — la plus longue période de la chefferie sous administration coloniale. Sa nomination en 1903, après les arrestations successives de Mody, Lanténé et Moriba, est attestée par les archives dépouillées par O'Sullivan. Absent de l'Annexe II ; sa filiation reste non documentée par les sources consultées.
Attesté"Kabadougou Kingdom", Wikipedia EN.
Fabou
vers 1500à Tombouctou ou à Guindyo
CorroboréAnnexe II — Généalogie particulière de Samori et des Touré d'Odienné (dossier familial Vakabala, tradition orale consignée par écrit).
Silimagan
vers 1530à Dia ou à Djenné
Génération de l'installation dans la boucle du Niger, à Dia ou Djenné, foyer intellectuel et commerçant du Mali médiéval.
CorroboréAnnexe II — Généalogie particulière de Samori et des Touré d'Odienné (dossier familial Vakabala, tradition orale consignée par écrit).
Fèrèmanango
vers 1560à Djenné
CorroboréAnnexe II — Généalogie particulière de Samori et des Touré d'Odienné (dossier familial Vakabala, tradition orale consignée par écrit).
Zoumana-Dyan
vers 1650de Sidikila
CorroboréAnnexe II — Généalogie particulière de Samori et des Touré d'Odienné (dossier familial Vakabala, tradition orale consignée par écrit).
Oumori-Ba
vers 1650à Binko
TraditionAnnexe II — Généalogie particulière de Samori et des Touré d'Odienné (dossier familial Vakabala, tradition orale consignée par écrit).
Mammi
vers 1680à Sidikila
TraditionAnnexe II — Généalogie particulière de Samori et des Touré d'Odienné (dossier familial Vakabala, tradition orale consignée par écrit).
Binko-Mori
vers 1680à Binko
CorroboréAnnexe II — Généalogie particulière de Samori et des Touré d'Odienné (dossier familial Vakabala, tradition orale consignée par écrit).
Fabou
vers 1680à Kofilakoro
CorroboréAnnexe II — Généalogie particulière de Samori et des Touré d'Odienné (dossier familial Vakabala, tradition orale consignée par écrit).
Lafiya
vers 1710à Sidikila
TraditionAnnexe II — Généalogie particulière de Samori et des Touré d'Odienné (dossier familial Vakabala, tradition orale consignée par écrit).
Yaba
vers 1710à Kofilakoro
TraditionAnnexe II — Généalogie particulière de Samori et des Touré d'Odienné (dossier familial Vakabala, tradition orale consignée par écrit).
Marèsa
vers 1710à Kofilakoro
TraditionAnnexe II — Généalogie particulière de Samori et des Touré d'Odienné (dossier familial Vakabala, tradition orale consignée par écrit).
Vafèrè
vers 1710à Manyambaladougou
TraditionAnnexe II — Généalogie particulière de Samori et des Touré d'Odienné (dossier familial Vakabala, tradition orale consignée par écrit).
Lanzé
vers 1710CorroboréAnnexe II — Généalogie particulière de Samori et des Touré d'Odienné (dossier familial Vakabala, tradition orale consignée par écrit).
Keni-Brèma (Biramadyan)
vers 1740à Gbaralo
Aïeul de la branche Maféléba / Odienné, quatre générations avant Samori. À ne pas confondre avec Kémé-Brèma, frère cadet de Samori Touré et général de son armée un siècle plus tard : Kèmè-Brèma / Kéni-Brèma (« le jeune lion ») est un nom honorifique porté par plusieurs hommes de la lignée à des générations différentes.
CorroboréAnnexe II — Généalogie particulière de Samori et des Touré d'Odienné (dossier familial Vakabala, tradition orale consignée par écrit).
Karfa
vers 1740à Manyambaladougou
CorroboréAnnexe II — Généalogie particulière de Samori et des Touré d'Odienné (dossier familial Vakabala, tradition orale consignée par écrit).
Dousoumori
vers 1770à Maféléba
CorroboréAnnexe II — Généalogie particulière de Samori et des Touré d'Odienné (dossier familial Vakabala, tradition orale consignée par écrit).
Fèrèmori (Kabakoro)
vers 1770à Maféléba
CorroboréAnnexe II — Généalogie particulière de Samori et des Touré d'Odienné (dossier familial Vakabala, tradition orale consignée par écrit).
Matyèwa (Bawa-Korowa, Karamokhowa)
vers 1770à Samatiguila
CorroboréAnnexe II — Généalogie particulière de Samori et des Touré d'Odienné (dossier familial Vakabala, tradition orale consignée par écrit).
Mammi
vers 1800à Maféléba
CorroboréAnnexe II — Généalogie particulière de Samori et des Touré d'Odienné (dossier familial Vakabala, tradition orale consignée par écrit).
Sananfèrè
vers 1830à Sananfèrèdougou
CorroboréAnnexe II — Généalogie particulière de Samori et des Touré d'Odienné (dossier familial Vakabala, tradition orale consignée par écrit).
Sanousi
vers 1830TraditionAnnexe II — Généalogie particulière de Samori et des Touré d'Odienné (dossier familial Vakabala, tradition orale consignée par écrit).
Ibrahima Touré
vers 1830à Odienné
Deuxième roi du Kabadougou, fils aîné de Vakaba, il ne règne qu'environ un an après la mort de son père avant d'être remplacé par son frère Mocktar. Sa brève régence est mentionnée par le mémoire familial d'El Hadj Baramosso Gaoussou Touré. Les archives et traditions dépouillées par John O'Sullivan décrivent exactement ce règne d'un an (1858-1859) mais nomment ce premier fils VaBrema : les deux appellations désignent selon toute vraisemblance le même personnage, sans qu'aucune source consultée ne le dise explicitement.
CorroboréAnnexe II — Généalogie particulière de Samori et des Touré d'Odienné (dossier familial Vakabala, tradition orale consignée par écrit).
Vassanoussi
vers 1830à Odienné
Fils de Vakaba. Selon la tradition familiale, c'est lui qui convainc le jeune marabout Savané Kanganféré, venu de Samatiguila à la demande de Vakaba, de s'installer durablement à Odienné plutôt que de repartir — scellant l'alliance spirituelle avec les Savané.
TraditionHISTOIRE FAMILLE AVEC LA ROYAUTÉ DU KABADOUGOU — mémoire familial transmis par El Hadj Baramosso Gaoussou Touré (document inédit, 2026).
Prince Morykeraba Touré
vers 1860à Odienné
Fils du roi Mocktar Touré, prince du Kabadougou. Épouse sa cousine, la princesse Magbé Touré, fille du roi Magbé Madou — union qui réunit les deux branches royales du Kabadougou.
TraditionHISTOIRE FAMILLE AVEC LA ROYAUTÉ DU KABADOUGOU — mémoire familial transmis par El Hadj Baramosso Gaoussou Touré (document inédit, 2026).
Princesse Magbé Touré
vers 1860à Odienné
Fille du roi Magbé Madou (4ᵉ roi du Kabadougou). Épouse le prince Morykeraba, fils du roi Mocktar. De cette union naissent notamment Korobassa Touré, Mamadou (Faman) Touré et El Hadj Baramosso Gaoussou Touré.
TraditionHISTOIRE FAMILLE AVEC LA ROYAUTÉ DU KABADOUGOU — mémoire familial transmis par El Hadj Baramosso Gaoussou Touré (document inédit, 2026).
Saranken Konaté
vers 1860à Bissandougou
Épouse de Samori Touré, seule de ses épouses nommément documentée par les sources encyclopédiques. Elle assurait fréquemment la régence à Bissandougou pendant les campagnes de l'almamy. Après la condamnation à l'exil de Samori (22 décembre 1898, Kayes), elle refuse de le suivre au Gabon.
Corroboré"Samori Ture", Wikipedia EN.
Saranken Mori
vers 1860Commandant de l'armée du Wassoulou aux côtés de Samori et de Kémé-Brèma pendant les guerres mandingues, cité nommément par les sources encyclopédiques anglophones. Sa filiation exacte (fils ou neveu de l'almamy) n'est pas explicitée par ces sources : elle est ici donnée sous réserve, dans l'attente d'un recoupement par Yves Person ou Fofana. À ne pas confondre avec Saranken Konaté, épouse de Samori.
Corroboré"Mandingo Wars", Wikipedia EN — ordre de bataille du Wassoulou (Kémé-Brèma, Saranken Mori comme commandants).
Karamoko Touré (Diaoulé Karamoko)
vers 1860Fils de Samori Touré, connu aussi sous les noms de Diaoulé Karamoko ou Djaoulé Kramo. Envoyé en France d'août à septembre 1886 dans le cadre des relations diplomatiques ouvertes par le traité de Bissandougou : son voyage fait l'objet d'un mémoire universitaire soutenu à l'Université Toulouse-Jean Jaurès en 2017, qui en établit le déroulement à partir des sources françaises. Sa filiation directe avec l'almamy est donnée par les notices biographiques et par ce travail.
CorroboréYves Person, Samori — une révolution dyula, Mémoires de l'IFAN, 3 vol., Dakar, 1968-1975.
Bagbê Aramata Touré
vers 1860à Albadariah (Kissidougou)
Fille de Samori Touré, épouse du marabout Issa Fadiga (fils de Bamba Sidafa Fadiga, compagnon de Samori installé à Albadariah). Elle constitue le premier maillon de la filiation maternelle qui relierait Samori à Ahmed Sékou Touré. Cette chaîne généalogique n'est établie que par des sources non académiques recueillant la tradition ; elle est contestée par l'historien Ibrahima Baba Kaké.
TraditionIbrahima Baba Kaké, Sékou Touré : le héros et le tyran, JA Presses, 1987 — l'historien conteste la filiation directe entre Samori et Sékou Touré (texte intégral en ligne).
Korobassa Touré
vers 1890à Odienné
Fille aînée du prince Morykeraba et de la princesse Magbé Touré.
TraditionHISTOIRE FAMILLE AVEC LA ROYAUTÉ DU KABADOUGOU — mémoire familial transmis par El Hadj Baramosso Gaoussou Touré (document inédit, 2026).
Mamadou « Faman » Touré
vers 1890à Odienné
Fils du prince Morykeraba et de la princesse Magbé Touré, connu sous le nom de Faman Touré.
TraditionHISTOIRE FAMILLE AVEC LA ROYAUTÉ DU KABADOUGOU — mémoire familial transmis par El Hadj Baramosso Gaoussou Touré (document inédit, 2026).
Aminata Fadiga
vers 1890à Faranah
Fille de Bagbê Aramata Touré et du marabout Issa Fadiga. Elle épouse Alpha Touré à Faranah (vers 1919) et devient la mère d'Ahmed Sékou Touré. Cette filiation, qui fait de Sékou Touré l'arrière-petit-fils de Samori par les femmes, est rapportée par la tradition guinéenne et compatible avec la mention encyclopédique d'un « arrière-petit-fils », mais reste non attestée par une source académique.
TraditionIbrahima Baba Kaké, Sékou Touré : le héros et le tyran, JA Presses, 1987 — l'historien conteste la filiation directe entre Samori et Sékou Touré (texte intégral en ligne).
- [1]Annexe II — Généalogie particulière de Samori et des Touré d'Odienné (dossier familial Vakabala, tradition orale consignée par écrit).
- [2]Yves Person, Samori — une révolution dyula, Mémoires de l'IFAN, 3 vol., Dakar, 1968-1975.
- [3]Ibrahima Baba Kaké, Samory Touré — le héros de la résistance africaine, Présence africaine, Paris, 1987.
- [4]Georges Bohas & Bernard Salvaing (dir.), Le Manding, IFAN — notices sur les principautés du Nord-Ouest ivoirien.
- [5]« Samory Touré », Wikipédia FR. ↗
- [6]"Samori Ture", Wikipedia EN. ↗
- [7]"Kabadougou Kingdom", Wikipedia EN. ↗
- [8]Archives nationales d'outre-mer (ANOM), fonds Côte d'Ivoire, série B — postes du Kabadougou, 1899-1910.
- [9]HISTOIRE FAMILLE AVEC LA ROYAUTÉ DU KABADOUGOU — mémoire familial transmis par El Hadj Baramosso Gaoussou Touré (document inédit, 2026).
- [10]Yves Person, « Les ancêtres de Samori », Cahiers d'études africaines, vol. 4, n° 13, 1963, p. 125-156 (académique, accès libre). ↗
- [11]"Mandingo Wars", Wikipedia EN — ordre de bataille du Wassoulou (Kémé-Brèma, Saranken Mori comme commandants). ↗
- [12]« Vakaba Touré », Wikipédia FR (ébauche : conquête du Nafana entre 1840 et 1850, mort en 1858). ↗
- [13]« Ahmed Sékou Touré », Wikipédia FR / "Ahmed Sékou Touré", Wikipedia EN (1922-1984, premier président de la Guinée). ↗
- [14]André Lewin, Ahmed Sékou Touré, président de la Guinée, vol. 1, chap. 1 — incertitude sur la date de naissance (11 décembre 1919 ou 9 janvier 1922). ↗
- [15]Ibrahima Baba Kaké, Sékou Touré : le héros et le tyran, JA Presses, 1987 — l'historien conteste la filiation directe entre Samori et Sékou Touré (texte intégral en ligne). ↗
- [16]Dramane Diawara, « Généalogie matrilinéaire du président Ahmed Sékou Touré », d'après le témoignage d'Ansoumane Kondé (source non académique, chaîne généalogique à recouper). ↗
- [17]Ibrahima Khalil Fofana, L'Almami Samori Touré, empereur, Présence Africaine, 1998 (chapitres en ligne). ↗
- [18]Yves Person, « La jeunesse de Samori », Revue française d'histoire d'outre-mer, tome 49, n° 175, 1962, p. 151-180 (académique, texte intégral en accès libre). ↗
- [19]John M. O'Sullivan, « The French Conquest of Northwest Ivory Coast. The Attempt of the Rulers of Kabadugu to Control the Situation », Cahiers d'études africaines, vol. 23, n° 89-90, 1983, p. 121-138 — d'après les archives ANSOM / ANRCI et des traditions orales recueillies à Odienné en 1975. ↗
- [20]Frédéric Lemaire, « Un Africain à Paris : le voyage du prince Diaoulé Karamoko en France (août-septembre 1886) », mémoire de master sous la direction de Sophie Dulucq, Université Toulouse-Jean Jaurès, 2017. ↗
- [21]Témoignage oral filmé — série « Histoire des villages » (Bakary Koné), partie 3/4 : El Hadj Ismaïla Touré, adjoint au chef du village d'Odienné, sur l'installation des familles malinké sur le site d'Odienné (copie familiale transmise en 2026). Statut : tradition orale.
La recherche porte exclusivement sur les fiches et les sources déjà publiées sur ce site ; aucune donnée n'est déduite.
