Familles alliées

Autour de
Vakabala

À Odienné, la famille Touré-Vakabala s'est agrandie de familles alliées, intégrées de génération en génération. Cette page reprend l'inventaire transmis par la famille.

Réseau interactif

Vakabala & ses alliances

Au centre, le foyer fondé par Vakaba. Autour, le noyau des Touré (Vakaba, Tata Doukouré, Mocktar Touré, Malon Brahima, Moriba, Syllan Siriki) et les huit familles alliées inventoriées dans le dossier familial. Chaque nœud ouvre une fiche, avec lien vers l'arbre généalogique lorsque le personnage y figure.

VakabalaNoyau TouréFamilles alliéesCliquez sur un nœud pour ouvrir la fiche.
BAMBATouba · Divo · MagbedougouFICHE →BOURGOUINMassala, années 1910FICHE →DIOMANDÉTouba — « Vieux Diomandé »FICHE →DOUCOURÉÉpouse de VakabaFICHE →DOZO / FOFANAGriots · maroquiniersFICHE →GOMEZSierra Leone → Odienné (1940)FICHE →KOUROUMAChef de quartier SokouraniFICHE →MABALA & KENIMBALAKabadougou · N'Gara NaniFICHE →VakabaTata DoukouréMocktar TouréMalon BrahimaMoribaSyllan SirikiVAKABALALE FOYER
Contexte

La décision de l'oncle Malon Brahima

Face à la situation créée par les nouveaux maîtres — les Toubabs (dénomination des Français à cette époque) — l'oncle Malon Brahima, petit-fils de Vakaba par son père le Roi Mocktar Touré, désigné Chef après la destitution de notre Grand-Père Moriba (exilé successivement à Bafoulabé au Soudan puis à Ringerville), convoqua tous ses parents et fit cette déclaration :

« Mes Chers Frères, vous venez d'être informés que nos nouveaux maîtres, les Toubabs, ont pris la décision de supprimer l'esclavage. Je vous demande de vous y conformer strictement en vue d'éviter les sanctions qu'ils ne manqueront pas de prendre à l'encontre de ceux qui tenteraient d'enfreindre à cette décision. […] Ceux qui ont décidé de rester et continuer à demeurer à nos côtés, doivent à l'avenir, être considérés comme des hommes libres et par voie de conséquence, des parents à part entière. Nous devons désormais accepter de bon cœur de cohabiter avec eux dans la même cour et prendre ensemble avec eux nos repas communs. »

C'est pour cette raison que vous verrez rarement à Odienné, notre Famille Touré de Vakabala, vivre uniquement avec leurs seuls membres. Les familles Touré de Vakabala sont toujours en cohabitation avec une à trois familles différentes. Ainsi donc feu Mocktar Touré, ex-Secrétaire Général du PDCI-RDA (Section d'Odienné), petit-fils de feu Malon Brahima, ne se trompait pas lui aussi en comparant Odienné en général et la Famille Vakabala en particulier aux Nations Unies.

Codex

Origine des diverses alliances

01

Bamba

Touba, Divo, Magbedougou, Odienné

Trois branches distinctes rattachées à Vakabala. La première, conduite aujourd'hui par Mocktar Bamba (résidant à Divo), est de la génération d'El Hadj Sékou Amadou et d'El Hadj Baramosso Gaoussou Touré. La deuxième descend de Manou Ibrahima et se rattache à Magbedougou : Ibrahima Bamba, fils de feu Banamory et domicilié à Abobo, en est le chef de famille. La troisième, distincte des deux précédentes, avait pour chef Bengaly Bamba, maçon de l'Administration coloniale, originaire de Touba, qui a dirigé les travaux d'édification des premières sous-préfectures d'Odienné (Bako, Goulia, Madinani, Minignan, Séguélon) à l'accession à l'Indépendance le 7 août 1960. Il s'est établi à Odienné auprès de feu El Hadj Ibrahim Coulibaly, frère aîné du président feu Mamadou Coulibaly.

  • Mocktar Bamba (Divo)
  • Ibrahima Bamba, fils de feu Banamory (Abobo)
  • feu Bengaly Bamba (Touba → Odienné)
  • Noni Bamba, mariée à feu Mamadou Traoré
02

Bourgouin

Massala, années 1910

Le père Bourgouin, originaire de Massala et né dans les années 1910, fut fonctionnaire des Postes comme feu Ibrahima Coulibaly, frère aîné du président El Hadji Mamadou Coulibaly. Il a servi comme Receveur à Bouaké, Aboisso, Odienné, avant de s'établir à sa retraite à Odienné auprès de son ami Ibrahima Coulibaly. Il a été accepté, comme lui, dans la famille Vakabala.

03

Diomandé (Vieux Diomandé)

Touba

Famille originaire de Touba, comme celle de feu Bengaly Bamba. Désignée par les habitants d'Odienné sous l'appellation affectueuse et familière de « Vieux Diomandé », du nom de son chef, feu Nah Hawa Diomandé, préférant s'établir à Odienné plutôt que rentrer au village d'origine en s'intégrant à Vakabala. Une de ses filles a épousé une fille de la région à Tiékorodougou (S/P de Dioulatiédougou), groupe des Nafana. Une autre, Nah Hawa Diomandé, a épousé feu Vasséko Touré, frère cadet de feu Zacharia Touré, Secrétaire Général du PDCI-RDA d'Odienné. Après son décès, Nah Hawa Diomandé a été très active à Vakabala. Maté N'Djé et Massadjé Diomandé (BCEAO) sont également membres.

  • feu Nah Hawa Diomandé (chef)
  • Nah Hawa Diomandé, épouse de feu Vasséko Touré
  • Maté N'Djé Diomandé
  • Massadjé Diomandé (BCEAO)
04

Doucouré

De cette famille est issue l'épouse de Vakaba qui répondait au nom de Tata Doukouré (appelée respectueusement Matata Doukouré). Matata Doukouré donna le jour à feu Mocktar Touré, troisième fils de Vakaba, connu après lui sous le nom de Tognin Mamy et Tognin Brahima. Les descendants directs du roi Mocktar sont désignés sous la dénomination de Moutardjidougou ou de Tatadougou. Tognin Brahima ne régna que brièvement après la mort de Vakaba (3 mois selon certains, 9 mois selon d'autres). Le règne de son successeur Mocktar, fils de Matata Doukouré, fut long (27 ans) et il s'imposa grâce au soutien de son intrépide et invincible chef Bounou Mamery, autorité du Royaume de Karadougou, qui lui permit d'étendre son autorité sur l'ensemble de l'actuel Département d'Odienné et jusqu'à Borotou, à plus de 100 km au Sud d'Odienné, sur une partie du Konya (Sokourala, Fouala, Singo, etc.).

  • Tata (Matata) Doukouré — épouse de Vakaba
  • Mocktar Touré (Tognin Mamy / Tognin Brahima) — troisième fils de Vakaba
05

Dozo / Fofana

Famille traditionnellement classée à Odienné parmi les griots. L'évolution économique l'a amenée à se reconvertir dans l'artisanat du cuir (tannage des peaux, confection de sandales, de chaussures, de bottes, d'harnachements des chevaux, etc.). Cette activité n'a malheureusement pas pu résister aux assauts du développement de la technologie et de l'envahissement du marché par les articles importés. Les descendants connus, tous décédés, étaient : Diefrey, Ngoroko, Ngaramoko Diéli, dont la case était à proximité de la nôtre. Sur place à Odienné, nous obtiendrons sur ces Dozo ou Fofana les informations complémentaires.

06

Gomez

Sierra Leone (colonie britannique) → Odienné, années 1940

Le père de cette famille est arrivé à Odienné dans les débuts des années 1940. Il était accompagné de son épouse et d'une fille mineure qui répondait au nom d'Hélène. Le chef de la famille s'était présenté sous la dénomination d'Antoine Gomez, d'ethnie Sousso et originaire de la Sierra Leone (colonie britannique). Il était déjà atteint de cécité en arrivant à Odienné. Lui-même et son épouse étaient chrétiens fervents et pratiquants. Ils furent rejoints plus tard par leur fils Alfred, qui fut inscrit avec sa sœur Hélène à l'École Primaire d'Odienné. Alfred réussit même à occuper une fonction au service de l'agriculture. La famille Gomez, aussitôt arrivée, s'était mise sous la protection de l'oncle Syllan Siriki, chef de la famille Vakabala à cette époque, et acceptait ainsi d'être membre de cette famille pour devenir plus tard citoyen ivoirien à notre accession à l'Indépendance.

07

Kourouma

Brahima Kourouma, qui a servi à Odienné durant toute la durée de sa carrière administrative, s'est définitivement établi avec sa famille à Odienné en acceptant d'être membre de Vakabala. Sa bonne conduite dans le milieu des Odiennkas lui a valu le privilège d'être nommé chef de Quartier de Sokourani, qui regroupe la totalité des ressortissants en provenance des villages et régions non originaires d'Odienné-ville. Sa fille aînée, du nom de Materima, est mariée avec Bakary Diomandé, également cadre des Eaux et Forêts, présentement installé à Gagnoa où il a pris sa retraite.

08

Mabala et Kenimbala

Mawouloud, Kabadougou

Ce groupe, également connu sous l'appellation commune de N'Gara Nani, englobe les Doumbia, Diabaté, Koné, Kouyaté, Kamara, etc. Depuis les premières années de la fondation du Royaume de Kabadougou, Maba Mékili et Kenimba Diémory, se sont joints comme combattants volontaires aux troupes de Vakaba. C'est pour cette raison que jusqu'en 1986 et particulièrement aux cérémonies de célébration de Mawouloud, Vakabala a regroupé autour de lui la totalité des membres des familles Mabala et Kenimbala ainsi que Moridougou. Malheureusement, en 1987, l'ex-ministre d'État Lamine Diabaté a expédié un émissaire auprès de son oncle feu Vakaba Diabaté, alors chef de la famille Diabaté, pour lui dire de demander à Mabala d'arrêter l'association avec Vakabala pour la célébration de Mawouloud.

  • Maba Mékili
  • Kenimba Diémory
  • N'Gara Nani : Doumbia, Diabaté, Koné, Kouyaté, Kamara

Source : dossier familial « Les familles alliées à Vakabala », transmis par la famille Touré d'Odienné (pages 2, 5, 9, 12 et 16). Les noms cités et les faits sont reportés tels que consignés dans le document, sans ajout ni interprétation. Cette page est appelée à être complétée par les informations des chefs de famille encore en vie.